Petit tour du monde des pratiques managériales

Avoir une expérience à l’étranger, ou s’expatrier, c’est aussi se confronter à un environnement professionnel différent: travailler avec des étrangers ne se fait pas sans adaptation. Si les Français sont réputés bavards, peu respectueux des délais, et parfois fainéants, ils sont cependant souvent admirés pour leur productivité et leur créativité. MAIS pour pouvoir réussir son intégration dans une équipe étrangère, quelques règles élémentaires sont à connaître. Sans prétendre à l‘exhaustivité, on a voulu regrouper ici les traits les plus manifestes des pratiques managériales des grands ensembles continentaux.

Salutations-en-AsieL’ASIE : malgré la diversité des sous ensembles culturels, plusieurs constantes se retrouvent dans les pratiques managériales, à commencer par un système très hiérarchisé dans lequel mieux vaut connaître sa place rapidement. Il faut également faire attention au temps du travail relationnel : se retrouver pour un karaoké après le travail est un incontournable, il faut veiller également à faire des cadeaux et les recevoir comme une question d’étiquette. La confiance est aussi un élément essentiel dans la compréhension du travail en Asie : naturellement on vous fera confiance. Par contre, si vous n’êtes pas dignes de confiance, on n’hésitera pas à vous black-lister.

Les pratiques managériales asiatiques ont fait l’objet de nombreux témoignages.

 

 

La RUSSIE et les pays de l’Europe de l’est : encore assez marqués par l’héritage soviétique, on y note un management paternaliste et parfois un peu brutal. Les liens professionnels sont aussi très personnalisés : il faut s’habituer à se faire appeler par son prénom, à téléphoner pour les anniversaires ou encore les fêtes nationales, passer du temps avec les employés pour aussi marquer qui est le chef. Il y a également entre les hommes un rapport de force constant : partager l’alcool fort entre homme n’en est que l’une des expressions les plus courantes.

 

Doha, capitale du Qatar

Doha, capitale du Qatar

 

Les PAYS DU GOLFE représentent une exception en terme de management : depuis les années -90, ils sont devenus très attractifs auprès des Occidentaux qui s’y sont installés, et dans les Emirats Arabes Unis on compte jusqu’à 95% d’expatriés. Le management est donc interculturel : des regroupement par groupe ethniques se font assez naturellement, ce qui peut complexifier les processus décisionnel et de cohésion du groupe. La communication interne est donc primordiale dans le travail managérial, afin de s’assurer que toute l’entreprise avance ensemble. Depuis quelques années, un avantage est donné aux ressortissants locaux, qu’il faudra veiller à intégrer. Enfin, il ne faut pas oublier la permanence d’une tradition tribale qui donne la responsabilité au chef de famille.

 

 

L’AFRIQUE a souvent été perçue à travers l’échec des méthodes de management occidentales. Mais loin d’être sous une « malédiction », elle est surtout marquée par des traditions très fortes : le leadership est souvent paternaliste et de fait, la démarcation entre le privé et le professionnel est parfois ténue. Il faut savoir animer le sentiment de communauté qui favorisera la motivation des membres du groupe. L’autorité provient bien plus de l’âge que du statut professionnel ou intellectuel, et il faut surtout éviter de faire perdre la face à son interlocuteur, à l’heure où la réussite est ostentatoire. Enfin le rapport au temps est différent : il n’est jamais perdu.

Pour aller plus loin, une interview de Jeams Olla éclaire le management en Afrique.

 

L’AMERIQUE LATINE : l’harmonie collective est préservée au maximum : les prises de décisions du chef sont donc souvent plébiscitées : il faut surtout y voir le refus de la confrontation. La temporalité diffère de celle des européens : alors que les européens sont plus dans le futur, les latino-américains se projettent dans le futur pour mieux renforcer les liens du présent, qui assureront la réussite des projets. La hiérarchie est importante, et il ne faudra pas négliger l’utilité des cartes de visite, qu’il faudra pouvoir distribuer à chaque nouvelle rencontre.

Les ETATS-UNIS, souvent à l’origine des méthodes de management, ils sont cependant bien différent de la tradition européenne : beaucoup plus attentifs aux résultats, ils préfèrent examiner les chiffres pour prendre une décision plutôt que de discuter et parlementer avant la prise de décision. La rapidité décisionnelle, ainsi que l’effacement des hiérarchies est un élément majeur du management américain. Enfin, il ne faut pas perdre vue l’individualisme : l’évolution de la carrière est un moteur social qui donne beaucoup d’importance au travail dans la société.

Un management de conquête

Un management de conquête

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