Entrepreneuriat : réussir son démarrage d’activité en 10 leçons

Comme vous le savez, créer son entreprise n’est pas sans risque. La période la plus délicate s’étale sur les 3 à 5 premières années, correspondant à son lancement. Ayant à créer notre entreprise au sein du Mastère spécialisé Management et Compétences Internationales, notre équipe d’étudiants-entrepreneurs motivée s’intéresse donc au démarrage d’activité. Pour cela, il nous a paru pertinent de s’appuyer sur la conférence « Bien réussir le démarrage de son activité » présentée au Salon de l’entrepreneur de Nantes le 21 Novembre 2018. 

 

Lorsque vous vous lancez enfin dans la création d’une entreprise, une période de doute s’installe. Vous confrontez des idées, des concepts et des visions divergentes. Il est important de s’y préparer et mettre en place le comportement de l’entrepreneur accompli. Alors, sur quel(s) soutien(s) s’appuyer ? Quels sont les premiers facteurs clés de succès ? La réponse est dans cet article : réussir son démarrage en 10 leçons.

réussir son démarrage

Quelle direction choisir ?

Commandement 1 : Être chef d’entreprise, tu apprendras.

Tout d’abord, il faut établir une idée générale, centrale sur le marché, afin de définir un cadre de référence. Il est important d’avoir une âme d’entrepreneur, de chef d’entreprise pour supporter la pression, les aléas et les nombreux obstacles à venir.

Pour cela, il faut valider et connaitre le métier que vous souhaitez intégrer car en France contrairement aux Etats-Unis, le droit à l’erreur est encore peu répandu. Enfin, un chef d’entreprise, ne doit pas rester seul. Il doit être accompagné et soutenu par son entourage ou par des acteurs indispensables (incubateurs…) à la réalisation de son projet entrepreneurial.

 

Commandement 2 : être différent, tu cultiveras.

Un travail sur soi est indispensable. Il est important avant de lancer tout projet, de se connaitre soi-même. Révéler votre singularité personnelle, vos convictions, vous permettront de vous différencier et d’apporter la “cerise sur le gâteau” à votre projet. C’est dans la différence que les grands projets émergent et réussissent. Enfin, il faut donner un sens à ce que l’on fait. Partagez, connectez, reconnectez-vous et restez ouvert à votre monde.

 

« Qui ne rend pas compte, ne se rend pas compte », Stéphane FOUCHER, CCI 44

 

Commandement 3 : ton modèle économique, tu testeras. 

Business Model

Modèle économique

Dans ce commandement, il est fondamental d’avoir une vision globale de son activité. Construire un business plan ne suffit pas. Il faut aller au-delà et comprendre comment toutes vos idées au regard de vos ressources, vont tenir ensemble. Comment rendre l’entreprise pérenne ? Comment choisir ses cibles ?
“Ecouter, comprendre, analyser, apprendre, planifier, changer, modifier” font partie des mots clés de votre réussite !

 

Commandement 4 : un processus de vente, tu appliqueras 

La clé pour réussir son démarrage passe par un plan d’action commercial cadré et finement conçu. Il faut identifier et prioriser ces cibles. La récurrence est une clé de votre succès. Des actions commerciales quotidiennes sont nécessaires pour la réussite de votre projet.

 

Commandement 5 : le marketing de contenu tu apprivoiseras  

Vous n’avez pas pour le moment la force d’une grande entreprise, mais ce pouvoir sommeil en vous. Lors de vos premiers rendez-vous clients, il est important d’avoir confiance en votre entreprise, en votre marque. Les acheteurs potentiels seront plus avertis et pourraient être méfiants de la pertinence de votre produit ou service. Munissez-vous d’arguments imparables.

 

Commandement 6 : tes réseaux, tu développeras. 

Le réseau est un véritable tremplin dans le lancement de votre projet. Créer, entretenir une relation pérenne facilitera vos collaborations. Encore une fois, la récurrence est fondamentale dans ce processus.

réussir son démarrage

Développer son réseau

Commandement 7 : tes chiffres, tu suivras.

La bonne gestion de vos affaires assure la pérennité de votre activité. La suivre au quotidien vous permet de mettre en place les actions nécessaires au bon développement de votre activité, de votre chiffre d’affaires et de votre marge.
Ayez conscience que votre entreprise sera profitable à la 4ème année. Ne lâchez rien.

 

Commandement 8 : ton marché, tu l’adapteras. 

Restez ouvert(e) aux opportunités, aux changements. Il ne faut pas rester tête baissée dans une idée, un concept, un monde utopique. Adaptez votre produit ou service aux nouvelles perspectives de marché. Et enfin recrutez, formez vos collaborateurs à d’autres compétences afin qu’ils vous accompagnent dans ces changements de cap.

 

Commandement 9 : tes taches, tu prioriseras 

La gestion du temps est fondamentale. En effet, vous serez sûrement débordé par le lancement de votre entreprise. Mais, planifier, prioriser, organiser, éviter les pertes de temps vous permettra d’avancer plus sereinement dans la croissance de votre entreprise. C’est un point cruciale pour réussir son démarrage. Enfin, respectez le temps des autres et même si cela ne rapporte rien directement, donnez de votre temps pour le bien être de votre entreprise.

Prioriser ses tâches

Prioriser ses tâches

 

Commandement 10 : l’accompagnement, tu solliciteras 

Si vous avez un commandement à retenir, celui-ci est le plus important. Ne soyez pas un “loup solitaire”, composez une meute indestructible qui vous permettra de partager ensemble les moments difficiles comme positifs. Les meilleures décisions sont collectives et non individuelles (principe de l’intelligence collective).

 

Nous remercions Maxime Amieux, Stéphane Foucher, Sarah Pigeault et Charles Eric-Rossignol pour la qualité de leur intervention :    

Et bien sûr, nous remercions le salon de l’entrepreneur d’avoir organisé ce rassemblement.  Ce dernier va nous permettre de mettre en place l’organisation de notre business grâce aux conseils et retour des nombreux entrepreneurs présents.


Nous vous donnons rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition du Salon de l’entrepreneur à Nantes le 20 et 21 novembre 2019.

Richard Le Loedec, Lionel Dureisseix, Jean-Baptiste Godin

Quand une « voix » de la Royal Academy of Music s’invite à Audencia

Retour sur le bootcamp du 11 décembre 2018: Maitriser sa voix.

Intervant : Emilien Hamel

 

Diplômé de la Royal Academy of Music de Londres, Emilien Hamel, y a appris la gestion vocale, la mise en scène, les postures, l’aspect théâtral de la présence scénique et comment maîtriser sa voix.

Premier prix de Conservatoire, M. Hamel a également une maîtrise en chant et un Post Graduate en opéra. Sa vingtaine d’années de représentation sur scène, lui a permis de développer son expertise pour guider au mieux tout type de personnes, de tout âge et de tous horizons afin de les aider à optimiser leur voix

Maitriser sa voix

Emilien Hamel, Intervenant Coaching voix Bootcamp Audencia

 

Régulièrement invité dans des campus universitaires et Business School comme AUDENCIA pour y coacher de futurs managers de grandes compagnies, c’est dans ce cadre que nous avons eu la chance de le rencontrer lors du Bootcamp du 11 décembre 2018 dans une approche plutôt originale.

Vous pouvez en savoir plus sur Emilien Hamel et ses autres activités en tant que directeur artistique du « Fol Ensemle », ensemble instrumental composé de musiciens professionnels issus de la neurodiversité : http://www.folensemble.fr


 

L’importance de la voix :

Le principe des Bootcamps d’Audencia est de développer des compétences différentes et originales qui sont tout aussi importantes dans la vie professionnelle comme personnelle mais peu abordés lors de cours classiques.

Après avoir abordé le thème de la connaissance de soi  c’était maintenant au tour de la connaissance et la maitrise de notre voix, outil indispensable mais pas assez pris en considération.

L’atelier proposé par Emilien Hamel s’est articulé en plusieurs points.

Maitriser sa voix

Atelier bootcamp avec Emilien Hamel

Tout d’abord il nous a démontré à travers des extraits audio d’entrepreneurs et personnalités connues telles que Richard Branson, Margaret Thatcher ou encore Jack Ma l’importance de la voix au niveau du message porté et comment l’auditeur peut le percevoir.

Uniquement à travers le son de la voix de ces personnalités, nous devions essayer de percevoir leur caractère, leur sérieux, leur âge.

Ensuite Emilien Hammel nous a parlé des différentes techniques vocales pour utiliser le potentiel de notre voix au maximum.

« La voix est un instrument indispensable à l’orateur, pourtant on ne nous apprend jamais vraiment à bien se servir des différentes techniques vocales. C’est dommage, car avoir une bonne maîtrise de sa voix, c’est mieux gérer son stress, gagner en confiance et en prestance et captiver plus facilement son public. » – Thomas BORDE, participant au Bootcamp.

 

 

Des techniques simples et efficaces :

Chaque technique a été mis en pratique en groupe.

 

1ere technique : la respiration

Pour bien respirer, il faut respirer avec le ventre. Pour cela nous nous sommes entraîné à la respiration abdominale, en imaginant que notre ventre se remplissait d’air et pas nos poumons, la main sur le ventre afin de mieux ressentir cette sensation. Cette technique a pour but de mieux gérer le débit d’air et de gagner en capacité de souffle.

2ème technique La Puissance vocale

Nous nous sommes entraîné à projeter des sons réguliers le plus longtemps possible et de plus en plus fort.

« ah AAH AAAAAH ! » – Ensemble des participants au bootcamp Coaching vocal lors de cet exercice.

Une situation plutôt cocasse mais durant laquelle nous nous sommes mieux rendu compte de nos capacités en termes de volumes sonores afin de pouvoir adapter le bon volume à la bonne situation.

Maîtriser sa voix

La puissance vocale

3eme technique l’articulation

Ici nous devions exagérer l’articulation en disant des voyelles à haute voix, distinctement.

Après ces exercices de groupes Emilien Hamel s’est penché sur chaque participant afin d’adapter les techniques à chacun. Ainsi, nous pouvions nous rendre compte où se situaient nos faiblesses et nos points forts dans notre voix.

Le but aujourd’hui est donc de continuer d’apprivoiser sa voix, en ayant conscience de son importance.

Comme tout instrument, il faut de l’entrainement pour arriver à une maitrise totale. Sans forcément devenir des virtuoses vocaux, il faut continuer de s’entrainer afin d’améliorer sa capacité à capter l’attention d’un auditoire, gérer son stress et faire comprendre son propos de façon claire, efficace et agréable.

 

Ludovic Coudrin, Jean-Baptiste Godin

MCI London trip

London, United Kingdom’s capital city, is the largest city in Europe with more than 8 million inhabitants and more than 1500 km² within its walls. The city is well known for its dynamism, its wide cultural diversity, its rich history and above all, for its business attractiveness.

The Audencia Business School MCI program chose to make a 4-day « Learning trip » to visit international companies and also to discover London’s life.

We reached London by the Eurostar. After our arrival at the King’s Cross Saint Pancras station (unfortunately we did not meet Mr. Harry Potter), we started our Learning Trip.

King's Cross

king’s Cross Saint Pancras

Located in the heart of  Canary Wharf business district, KPMG was the first company to welcome us. Despite the huge premises, KPMG building seemed very small compared to others international banks skyscrapers (JP Morgan, HSBC, Amercian Express, Barclays…).

As soon as we got into KPMG’s utlra-modern premises, we were welcomed by Frédéric Caharel, KPMG London’s Audit Director and Audencia’s  alumni. For nearly 2 hours, he carefully highlighted UK market’s strengths and weaknesses, how KPMG manages the transition from the European Union to the Brexit as well as auditing and British culture specificities. At the end, MCI’s students questionned him  about his London life and the cultural differences between France and UK.

Bloomberg

Bloomberg

On Wednesday, we had the opportunity to visit Bloomberg’s European headquarters. The building is a piece of the art designed by the architect company Foster and Partners. With an outstanding Saint Paul cathedral view point, the spacious Bloomberg building was named the best new building in the United Kingdom by the Royal Institute of British Architects (RIBA), in 2018. Now, we can guess why!

WeWork

WeWork

During the rest of this stay, we also visited companies such as Business France, Formula E or Wework. Wework aims to create a business community where  employes share offices spaces and facilities (sport room, relaxation lounge, cafeteria,…).

These various visits shown us London’s diversity and attractiveness for companies and investors.

To put it in a nutshell, this learning trip was a great opportunity to get a Brexit overview and returns and to visit companies. We would like to thank Audencia’s alumni and all the companies that invited us for their time and experiences. We also thank Béatrice Du Mesnil for letting us the opportunity to realize an amazing learning trip to London!

Jean-Baptiste GODIN, Lionel DUREISSEIX, Julie TOURET, Marion LARHANTEC, Vincent DE BADEREAU

MCI students as close as possible to the impacts of Brexit

During their learning trip and just one month before the theoretical effectivity of Brexit, MCI students had the opportunity to get an overview of the situation and its practical consequences on the country and on businesses.

Brexit

Theresa May, Prime Minister of the United Kingdom and Leader of the Conservative Party since 2016

Why does the UK want to leave Europe?

The UK entered the European Union in 1973 after two first failed attempts. 43 years later, on June 26, 2016, British people chose to leave EU.

Indeed, with Near-East’s incertitudes and the flows of refugees coming to Europe, numerous voices claimed a GO-OUT of Europe.  For instance, people like the previous major of London, Boris Johnson, were saying being a member of the EU is too constraining in terms of immigration, companies’ rights and too high bugdet contribution from EU member. The elections were also influenced by Calais’ events. Shock images of migrants trying to pass through the railway channel were published in news paper. As a result, 52% British people voted « yes » To Brexit.

What are the consequences?

Despite Brexit’s announcement and unfavourable forecasts, UK is still attractive. Actually, UK economy is in good health with low unemployment rate (4%), a stable GPD (2018: 1.3%, 2019 forecast:1.2%) and a correct internal consumption level. To influence business to set up in UK, corporate taxes are dropping(2020 forecast: 17%)

Brexit ‘s global impacts should be:

  • Sterling volatility
  • Impact on workforce
  • Control of borders
  • Taxes (UK is a service economy but not a production economy)
  • Cost of import

Private and public companies have to prepare for a possible UK exit  from Europe.

« Hope for the best plan for the worst »

What’s next?

There are 3 possible scenarios :

Three possible scenarios - source: Cazenove Capital

Three possible scenarios – source: Cazenove Capital


Those scenarii were the one which were retained before friday March 22nd, 2019. With the last negociations, Brexit has been reported. There are now three new options:

  • If the PM, Theresa May achieves to make the deal with EU vote before the end of march, Brexit will happen on mai 22.
  • If not, the british government will have to answer if they participate to the european elections before april 12:
    • If “Yes”, they will be able to claim a delay for Brexit until 2020,
    • If “No”, the « No-Deal » Brexit will be assumed.

We interviewed them!

During our 4 days-trip, we interviewed some Alumni and Londoners to get an overview of the situation and also their perception.

Our first contact was Frédéric Caharel. Former Audencia Grande Ecole student, he is working as an audit director.“ Teresa May is a brave woman. Her approach to lead Brexit has been questioned by a vote of confidence. However, nobody wants to take the job!”

Furthermore, we had the opportunity to gather Mathew’s point of view, our touristic guide who shares with us his vision on Brexit… (Look at the video below)

We also met Tristan Pelloux, an Audencia Alumni and Corporate Devlopper at CYBG (bank). He shared with us his vision and how companies, like banks, are anticipating Brexit. A few weeks before the deadline of the 30th of March, banks “hope for the best and plan for the worst”. Tristan’s missions are to monitor UK’s economy and to anticipate as much as possible the consequences depending on the end scenario (deal, no deal…).

Some consulting companies support him through these processes. He is also working on payment agreements between other international banks to keep the service efficient and transparent for the final customer. Finally, each company is looking for technological solutions to reduce the disadvantages in case of “No Deal” . For example, a new customs control method is in research.

Vincent de BADEREAU, Lionel DUREISSEX, Jean-Baptiste GODIN, Marion LARHANTEC, Julie TOURET

Les organisations à l’épreuve de l’ interculturalité

Avec la mondialisation, l’ interculturalité est devenu un des nouveaux enjeux dans les organisations. On le sait, le mélange des cultures peut être source de bienfaits comme de complications. Le management interculturel devient donc un peu la “Boite à outils” du manager. Mais finalement, le management interculturel qu’est-ce que c’est ?

Deux experts sur la question nous proposent quelques éléments de réflexion. 

Guillerme AZEVEDO

Guillerme AZEVEDO

Guilherme AZEVEDO, professeur, chercheur, expert et auteur de nombreux livres et articles dans le domaine du management interculturel.

Martin Ricomard

Martin RICOMARD

Martin RICOMARD, ancien élève du mastère spécialisé Management et compétences Internationales, auteur d’une thèse sur le management interculturel dans la marine marchande.   

Qu’est-ce que le management interculturel ?

Selon Guillerme AZEVEDO :

C’est une forme de management qui intervient avec des personnes de cultures différentes. Cela fait référence à la capacité à gérer de manière appropriée la diversité culturelle dans les organisations.

Il faut cependant rester vigilant car culture différente ne signifie pas forcément nationalité différente. Une culture peut être professionnelle mais aussi géographique. Par exemple, le Kanak de Nouvelle Calédonie est autant Français que le parisien mais ils sont de cultures très différentes.

Les clés de la réussite dans une organisation interculturelle.

Sur la base de l’expérience de Guillerme AZEVEDO, les deux facteurs fondamentaux de l’interculturalité sont les suivants :

  • Toujours essayer de donner une explication plus profonde des événements culturels que nous ne pouvons pas encore comprendre ;
  • Ne jamais tenir pour acquis nos propres dispositions culturelles.

En d’autres termes, il est essentiel de rester vigilant afin de ne jamais cesser d’apprendre à la fois sur les autres et sur nous-mêmes. La stratégie à adopter dépend de la situation, il n’a a pas de réponse solution universelle. Heureusement, le monde du management n’est pas si simple et si ennuyeux !

Quelques conseils pour travailler dans un environnement multiculturel :

  • Commencez par vous familiariser avec les spécificités de cette culture (histoire, langue, cuisine, paysages…)
  • Surmonter les stéréotypes
  • Apprendre à se connaitre : apprendre à connaître l’autre vous transformera également

Selon un vieil anthropologue :

“Apprenez tout ce que vous pouvez apprendre en observant et en posant des questions, puis mettez tous vos efforts à l’épreuve”.

Les avantages et désavantages de travailler dans un domaine multiculturel. 

« On apprend toujours des autres. »

Martin RICOMARD trouve cela beaucoup plus intéressant et plus enrichissant. Le mélange de culture dans le travail oblige naturellement tout le monde à prendre sur soi. Les sociétés culturellement hétérogènes (multiculturalisme) ont tendance à être plus créatives, plus vigoureuses et plus performantes.

Cependant, l’homogénéité culturelle (monoculturalisme) peut être préférable pour les organisations qui existent dans un secteur très développé, où la concurrence se déroule généralement dans le même sens. Mais, ces organismes peuvent devenir trop vulnérables s’ils doivent se réinventer.

interculturalité

Equipe de travail interculturelle

Les obstacles à la réussite dans une organisation interculturelle.

  • La méconnaissance de la culture des autres
  • L’intolérance et le manque de respect envers ceux qui sont différents

Prenons l’exemple d’une grande fusion et acquisition ayant mal tourné à cause d’une intégration interculturelle médiocre. Je trouve le cas entre Daimler et Chrysler particulièrement instructif. Daimler était une compagnie allemande décrite comme “conservatrice, efficace et sure”. Cependant, Chrysler était connu comme “audacieux, différent et créatif”.

Dans cet exemple, les cultures sont clairement différentes. Elles n’ont pas su cohabiter et cette fusion s’est logiquement soldé par un échec. De façon général, les grandes fusions sont particulièrement sujettes aux conflits culturels, car il s’agit de sociétés matures ayant des cultures bien établies. L’interculturalité doit donc être prise en compte.

Les sources de conflits possibles entre différentes cultures. 

Pour Guillerme AZEVEDO, il n’y a pas de réponse toute faite. Les problèmes interculturels sont très divers et surviennent quand on ne s’y attend pas. Généralement, un conflit survient lorsque les dirigeants ne parviennent pas à créer des discours d’intégration interculturelle. Les pratiques d’intégration, induites de ces discours, renforceront les récits qui unissent les gens.

Supposer que les cultures soient similaires et ignorer les différences mène souvent au conflit.

interculturalité

Management interculturel

Quel management interculturel pour les années à venir ?

On se rend bien compte de nos jours que l’interculturalité prend de plus en plus d’ampleur. Cela devient un axe majeur pour beaucoup d’entreprise internationales. C’est pourquoi le management interculturel devrait encore se répandre dans les prochaines années. Cependant, consciente de la difficulté de l’interculturalité, les organisations s’adapteront probablement mieux que par le passé.

Nous assistons à une certaine convergence des cultures mais n’ont jamais été uniformes et ne seront jamais. À l’intérieur de chacun de nous, nous avons deux impulsions : nous voulons être accepté en tant que groupe mais nous voulons aussi nous distinguer des autres. La nature humaine empêche donc l’uniformité culturelle. Les cultures existent parce qu’elles peuvent évoluer. Le contre-culturel existera toujours car les gens inventeront et mélangeront toujours de nouvelles dispositions culturelles.

En ce qui concerne les affaires, les entreprises originales et innovantes, avec un avantage concurrentiel, contribuent à la diversification permanente des cultures organisationnelles.

Il semble donc impossible que les cultures fusionnent en une culture unique et uniforme. Nous deviendrons probablement plus conscients de notre appartenance culturelle à notre époque plutôt qu’à l’espace dont nous sommes issus. Mais ceci est encore une autre histoire…

En résumé, le management interculturel est tout un art. Certes, mélanger les cultures dans les organisations n’est pas évident à gérer mais cela apporte une richesse créative certaine. En fin de compte, même si on tend vers une convergence des cultures, il apparaît impossible d’aboutir à une culture unique. 

Lionel Dureisseix, Jean-Baptiste Godin, Solène Ménard