Une fin d’année à domicile

Alors que nous venions tout juste de rentrer d’une semaine de Learning trip à Londres, nous apprenons que le gouvernement met en place un confinement d’une durée de 15 jours au minimum pour tenter d’endiguer la pandémie du COVID-19. A ce moment la, nous prenons conscience que notre année à Audencia se termine brusquement. 

Les étudiants qui ne sont pas originaires de Nantes, rassemblent l’essentiel de leurs affaires pour rentrer chez eux affronter le confinement. Un des étudiants confiait qu’il trouvait ça (le confinement) dommage, parce qu’il avait imaginé une autre fin pour le mastère et pour ses études. Mais que dans ces circonstances il n’y n’avait pas d’autre solution.  

Toutefois, bien que notre présence sur le campus soit terminé, il nous reste encore une étape importante pour la validation du Mastère : les partiels. Confinement oblige, les partiels auront lieu à la maison. Une situation inédite pour chacun d’entre nous. 

Une situation inédite mais plutôt bien vécue comme en atteste le témoignage de certains étudiants :

« Des examens comme les autres »

Brendan Mallat (Master en droit) :

Dans quel état d’esprit étais tu avant les partiels ?

« J’avais un peu d’appréhension, parce que c’est un exercice dont nous n’avons pas l’habitude. J’ai essayé de faire abstraction de ça, pour réviser au mieux et me mettre dans les meilleures conditions pour réussir. »

Maintenant que c’est passé comment as-tu vécu cette épreuve ?

« Finalement, ça s’est plutôt bien passé, mieux que je l’imaginais. Nous avons passé exactement les mêmes épreuves mais chez nous. Le plus dur a été de se mettre dans l’état d’esprit d’examen. Mis à part ça, c’était des examens comme les autres. Et après tout, l’adaptabilité c’est la base de notre mastère.  ».

Un sentiment globalement partagé par Antoine Vincent (ingénieur automobile) :

« Il fallait plus de concentration »

« Faire ces partiels en distanciel s’est avérés compliqué à mon sens car nous étions dépendent de nos connexions internet d’une part et d’autre part parce que les matières que nous avions ne s’y prêtaient pas forcement. 

En effet, faire des tableaux de contrôle de gestion ou des calculs de cash flows sur un word, alors que jusque la nous avions travaillé uniquement sur papier, rajoutait du piment. »

Quelle a été pour toi la plus grande difficulté de ces partiels un peu particulier ? 

« Il fallait indéniablement plus de concentration pour éviter les fautes de calculs ou les fautes de frappes. Ecrire des formules (avec des exposants, fractions, etc) n’est pas une chose aisée sur l’ordinateur. 

Un autre point qui me semble important c’est la communication : et elle aurait pu être améliorée mais dans cette période de confinement il semble évident que chacun fait de son mieux pour que tout se passe le plus normalement possible. Finalement, tout c’est très bien passé pour nous tous, c’est le principal. »

Cette situation sans précédent a chamboulée notre fin d’année universitaire, mais ne nous a pas empêché de terminer toutes les épreuves nécessaires à la validation de notre diplôme. Les prochaines étapes sont maintenant le stage, puis la thèse afin d’achever définitivement notre formation.  

Rémi Van Der Linden